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  12/03/09
  Olivier Assayas consacre une mini-série de fiction au terroriste Carlos
 
 
Depuis le 16 février et jusqu'au 10 juillet 2009, Olivier Assayas tourne ILLICH, une mini-série (3x90 minutes), produite par Film en stock et Canal+, préachetée par ARTE France, relatant l'itinéraire, de 1973 à 1994, de Carlos, terroriste médiatique, tueur froid passé du militantisme à un mercenariat cynique. D'après un scénario signé Dan Franck.

Avec Edgar RAMIREZ, Alexander SCHEER, Nora VON WALDSTÄTTEN, Christoph BACH.
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1ère Partie :
Eté 1973, Illich Ramirez Sanchez, 24 ans, débarque à Beyrouth pour rencontrer Wadi Haddad, dirigeant du FPLP, organe terroriste dissident de l'OLP. Il vient lui proposer de prendre la place de Mohammed Boudia, chef du réseau européen, récemment exécuté par le Mossad. Haddad refuse mais l'engage comme second de celui qui a déjà remplacé Boudia, un certain "André" et lui demande de prendre un nom de guerre : ce sera Carlos.
André lui confie immédiatement la mission d'assassiner, à Londres, Joseph-Edward Sieff, patron de Marks et spencer et vice président de la British Zionist Federation. Un attentat à moitié réussi puisque Carlos ne réussit qu'à lui loger une balle dans la mâchoire.
En janvier 1974, Carlos lance une bombe contre la banque israélienne Hapoalim, qui fait un blessé et des dégâts matériels. Puis il rejoint, à Paris, des membres de l'Armée rouge japonaise. Quand l'un d'entre eux se fait arrêter, le FPLP charge Carlos de sa libération. Il cherche à organiser une prise d'otages à l'ambassade de France de La Haye. Mais, devant les difficultés et apprenant que les tractations avec le gouvernement sont au point mort, Carlos décide d'utiliser la terreur : ce sera l'attentat du Drugstore Publicis. C'est un "succès", les otages sont libérés et les japonais exfiltrés vers Damas. Carlos enchaîne avec l'attaque d'un avion d'El Al, à partir des terrasses d'Orly, sans parvenir à le toucher. Mais le message est passé, Arafat sait que le FPLP ne le laissera pas négocier un processus de paix.
André arrêté puis relâché à Beyrouth est maintenant suivi, à Paris, par la DST qui le photographie en compagnie de Carlos. De nouveau arrêté, André est emmené par la police pour être confronté à Carlos qu'ils trouvent dans un petit studio où il fait la fête avec des étudiants. Avec un sang froid incroyable, Carlos abat les deux policiers et exécute André de deux balles dans la tête.

2ème Partie :
Fin août 75, c'est au Yémen que Carlos reçoit la visite d'Haddad venu le charger d'une opération d'envergure pour soutenir Saddam Hussein, qui prépare la guerre contre l'Iran et qui a besoin que le prix du pétrole augmente. Pour "convaincre" les saoudiens il faut éliminer leur ministre du pétrole, le Cheik Yamani. Lors de la prochaine réunion de l'OPEP, à Vienne, il s'agit de prendre tous les ministres en otage, sous prétexte d'une action en faveur des palestiniens, et d'organiser une bavure. C'est Saddam lui-même, impressionné par sa stature médiatique, qui veut confier cette opération à Carlos.
A Vienne, tout se déroule comme prévu, malgré plusieurs victimes, dont Youssouf Ismirli, un économiste libyen froidement abattu par Carlos. Carlos obtient du gouvernement autrichien un DC9 qui mènera les terroristes et les otages à Alger, d'où il espère rejoindre Bagdad. Mais il faut changer d'avion, ce que les algériens négocient contre une libération des otages et en particulier de Yamani. Carlos fait décoller l'avion et se pose à Tripoli, mais le meurtre d'Ismirli rend impossible toute négociation. L'avion doit repartir pour Alger où Carlos est obligé d'accepter les conditions posées par les algériens, avec la promesse d'un versement de 20 millions de dollars pour le FPLP.
Retour au Yémen, où Haddad condamne violemment les initiatives de Carlos dans l'opération manquée, et décide que la prochaine se fera sans lui, trop visible et trop incontrôlable. Il va même plus loin en l'excluant, secrètement, de l'organisation.
Bagdad, automne 1978, on retrouve Carlos, Haddad, Abou Nidal et deux officiels irakiens qui écoutent le chef du KGB, Youri Andopov, leur annoncer la condamnation à mort d'Anouar Al-Sadate par l'URSS et assurer un budget illimité pour ceux qui exécuteront la sentence. Carlos construit de son propre groupe en Allemagne et rencontre Magdalena Kopp, qui devient sa maîtresse.

3ème Partie :
Berlin Est, février 1979. Wadi Haddad meurt dans un hôpital militaire. Le groupe de Carlos se structure et obtient le soutien de la Stasi contre la promesse de ne rien tenter sur le territoire de la RFA ou à Berlin. L'ambassade de Syrie leur fournit des passeports diplomatiques et l'URSS leur facilite l'acheminement d'armes. En mars, le groupe s'installe à Budapest. Carlos entre en contact avec l'ETA à qui il promet des armes. On retrouve Carlos à Aden, où il organise le trafic d'armes. Mais le changement de régime l'oblige à démanteler la structure du Yémen. Le contrat sur Sadate avance, lentement, avec le soutien de Tripoli. Certains appuis s'affaiblissent : les allemands de l'est ont confisqué les armes, les syriens se méfient, tandis que d'autres contacts se nouent, comme avec les roumains.

Le 6 octobre 1981, Carlos apprend, comme tout le monde, l'assassinat de Sadate par les frères Musulmans. C'est la piste Abou Nidal qui a abouti. Ils ont perdu 4 millions de dollars. Puis c'est l'échec d'une tentative d'attentat contre Al Watan Al Arabia, à Paris, avec l'arrestation de deux membres du groupe, dont Magdalena. Carlos envoie un ultimatum à Gaston Deferre, qui le publie dans France Soir. Une tentative d'attentat contre Jacques Chirac échoue, mais le groupe exécute un agent du SDECE, à Beyrouth, et renouvelle sa tentative d'attentat contre Al Watan Al Arabia, qui réussit. Paris expulse deux diplomates syriens et les hongrois choisissent de se débarrasser du groupe qui rejoint la Syrie. Carlos devient indésirable en Europe. Le 4 mai 1985, Magdalena est libérée grâce à Maître Verges et retrouve Carlos à Damas, avant d'accoucher d'une petite fille. Le 9 novembre 1989, la chute du mur de Berlin entraîne leur disgrâce en Syrie et bientôt l'inutilité totale de Carlos, qui se réfugie dans l'alcool. C'est au Soudan que le général Rondot finira par arrêter Carlos, qui n'est plus que la caricature de lui-même.