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  KARAKOUM, LA CIVILISATION DES OASIS
 
    © Gédéon Programmes  
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  Réalisateur Marc JAMPOLSKY
  Producteur GEDEON PROGRAMMES
  Durée 51min
  Année 2002
  Catégorie Série
  Genre Documentaire
  Programme pre-achete par ARTE France
 
  Marc Jampolsky nous fait vivre le travail d'une équipe scientifique dans le désert du Karakoum, au Turkménistan, qui fouille une nécropole de l'âge du bronze à la recherche de traces palpables d'une supposée civilisation des oasis... Une remarquable leçon d'archéologie.
 
  Situé dans la République de Turkménistan, le désert du Karakoum est réputé invivable: trop chaud, trop venteux, trop de scorpions et de serpents...
Pourtant, à 4000 ans d'intervalle il a été habité à deux reprises. Une première fois, 2000 ans avant J.C., par une civilisation raffinée ayant perduré plusieurs siècles avant de s'éteindre et disparaître sous les sables. Une disparition que l'on suppose liée aux changements climatiques. Une deuxième fois, de nos jours, par une équipe d'archéologues russes, italiens et turkmènes venus y entreprendre des fouilles afin de mettre au jour les vestiges de cette culture.
Il y a 25 ans, l'archéologue russe Victor Ivanovitch Sarianidi découvre par hasard dans le Karakoum une cité totalement dissimulée par les sables. Il y a consacré sa vie. Les fouilles révèlent un centre de civilisation sur les routes entre la Chine, l'Indus et la Mésopotamie: c'est la cité de Gonur Tepe. Mais cette ville, plusieurs fois pillée et détruite, ne livre que peu d'indices. A l'époque Victor Ivanovitch, isolé derrière le rideau de fer, n'a pas les moyens de poursuivre son travail.
Après la chute du régime soviétique, d'autres confrères s'intéressent à cette découverte dont l'Italien Gabriele Rossi. Depuis dix ans plusieurs expéditions sont montées sur le terrain. Les équipes trouvent une très grande nécropole, attenante à Gonur Tepe. Sa fouille va permettre aux deux hommes de prouver l'existence d'une culture pacifique, consacrée au commerce et passée maître dans l'art de travailler les pierres et les métaux précieux.
Le film, tourné au printemps dernier, suit les derniers travaux. Là où rien n'est spectaculaire à première vue, les deux archéologues décident patiemment où creuser. Ils finissent par tomber sur un trésor. Dans la nécropole les objets s'accumulent: statuettes en pierre, récipients et vases en bronze et en argent, colliers en or. Ces objets d'artisanat fin révèlent une civilisation plaçant probablement la femme au centre de son organisation sociale ainsi que ertaines statuettes de la Déesse-Mère le laissent penser.
Ce que Sarianidi et Rossi nomment "La Civilisation des Oasis" avait vraisemblablement d'autres points d'appui en Asie Centrale. Leur aventure archéologique permet d'ouvrir des recherches plus poussées. Ils supposent que le Karakoum cache des dizaines de sites comparables.