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LE TRESOR DE LA JONQUE ENGLOUTIE |
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Réalisateur |
Marc JAMPOLSKY
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Producteurs |
GEDEON PROGRAMMES ARTE FRANCE
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Durée |
53min |
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Année |
1999 |
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Catégorie |
Collection |
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Genre |
Documentaire
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Programme co-produit par ARTE France |
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En mer de Chine, à 50 kilomètres des côtes de Brunei, les archéologues ont mis au jour un formidable trésor : une jonque contenant des milliers de céramiques chinoises, vietnamiennes et thaïes. Cette découverte révèle l'incroyable vitalité culturelle et commerciale de l'Asie du Sud-Est au XVe siècle. |
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En 1997, lors d'une prospection sismique sous-marine en mer de Chine, au large des côtes du Brunei, les géologues d'Elf Petroleum Asia repèrent, par soixante-trois mètres de fond, une épave et sa cargaison. Les premières reconnaissances effectuées par l'archéologue Michel L'Hour révèlent un véritable trésor : des milliers de céramiques chinoises et de jarres en grès vietnamiennes et thaïes du XVe siècle, en excellent état de conservation. Pendant plusieurs semaines, dix-sept plongeurs, vingt archéologues et quatre historiennes de l'art ont mené des fouilles sur ce qui s'avère être le plus important site pré-européen découvert en mer de Chine.
Le film est le récit d'une réelle aventure humaine et scientifique. Avec les archéologues, on partage l'émotion de la découverte, les dangers des profondeurs, le caractère harassant des plongées, la magie des pièces intactes émergeant progressivement de leur gangue de calcaire... À partir de ces objets, le spectateur embarque dans une formidable machine à remonter le temps, à la découverte d'un monde où les marins asiatiques dominaient les mers. Au Moyen Âge, la Chine et le Sud-Est asiatique d'une part, le monde arabe d'autre part, sont de loin les civilisations les plus avancées. Les porcelaines témoignent d'un art dont la précocité, la maîtrise technique, la richesse et la diversité des styles sont sans commune mesure avec ce qu'a pu produire l'Occident. Ces objets révèlent aussi une culture d'une subtilité extrême - la céramique, pour être réussie, doit satisfaire le plaisir des yeux, mais aussi la sensibilité de la main qui la touche et celle de l'oreille par le son qu'elle peut produire. Cette culture connaît à l'époque une très grande vitalité économique : les jonques embarquent leurs marchandises en Chine, puis au Vietnam, échangent une partie de leur cargaison en cours de route pour filer ensuite vers Brunei, l'Inde ou le Moyen-Orient. Les fabricants transitent par des grossistes internationaux et vont jusqu'à tenir des registres des goûts de leur clientèle outre-mer ! Ce trafic maritime intense donne alors naissance à de véritables empires : du XVe au XVIIe siècle, le pouvoir du sultan de Brunei s'étend à l'ensemble de Bornéo, jusqu'à la grande île de Java et aux Philippines...
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