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S21 LA MACHINE DE MORT KHMERE ROUGE |
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Réalisateur |
Rithy PANH
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Producteur |
INSTITUT NATIONAL DE L'AUDIOVISUEL
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Durée |
1h40min48s |
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Année |
2002 |
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Date de sortie en salle |
11/02/04 |
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Catégorie |
Programme Unitaire |
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Genre |
Documentaire
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Programme co-produit par ARTE France |
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Bourreaux et rescapés du régime cambodgien de Pol Pot se retrouvent dans un ancien camp d'extermination,
le S21, transformé en musée du génocide. S'appuyant sur leurs témoignages, Rithy Panh (la Terre des âmes errantes) poursuit son travail sur la mémoire, tout en menant une réflexion approfondie sur la mécanique totalitaire.
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L'extension de la guerre du Viêt-nam, les bombardements américains et la guerre civile ont raison d'un Cambodge neutre et indépendant. Sous la direction de Pol Pot, les Khmers rouges accèdent au pouvoir. Populations déplacées, habitants chassés des villes, monnaie abolie, religion interdite... : le pays devient un gigantesque camp de travail forcé. Des jeunes envoyés dans des quartiers de rééducation deviennent les "matons" du camp d'extermination S21, Tuol Sleng, à Phnom Penh. Ici, ils interrogent, extorquent des aveux, torturent, exécutent ceux qu'on leur désigne comme les ennemis du parti. Des hommes, mais aussi des femmes et des enfants. Vingt-cinq ans plus tard, Heng Nath, un peintre qui doit sa survie au seul fait qu'il réalisait des portraits de Pol Pot, tente de déverrouiller les mémoires en interrogeant ses anciens bourreaux et en donnant la parole à l'un de ses amis rescapés. La confrontation a lieu dans l'ancien camp S21, désormais transformé en musée du génocide...
Rithy Panh poursuit ici son travail sur la mémoire. Pendant plus de deux ans, avec l'aide de Heng Nath, il a provoqué rencontres et discussions entre victimes et bourreaux, interrogeant inlassablement les archives du camp. Ce sont tous les mécanismes quotidiens de l'horreur qu'il fait peu à peu émerger : les gestes inhumains jusqu'à l'absurde - ici "rejoués" par les bourreaux dans tout leur caractère répétitif et violent -, les aveux inventés, la mécanique totalitaire de l'endoctrinement et de la peur. Rithy Panh réussit non seulement à nous montrer une mémoire douloureuse en train de se reconstruire, mais nous pousse également à élaborer une conscience active de l'expérience du génocide et du totalitarisme.
2003 : FESTIVAL DU FILM DE CANNES - En Sélection officielle (hors compétition) |
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